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René Gómez Manzano Prize Winner 12th Ludovic Trarieux Prize for 2007

PRESS RELEASE May 12, 2007

René Gómez Manzano
CUBA
Lauréat du/ Prize Winner
Prix International des droits de l'homme Ludovic-Trarieux 2007
Ludovic-Trarieux International Human Rights Prize 2007
Premio Internacional de Derechos Humanos Ludovic Trarieux 2007
Internationalen Ludovic-Trarieux-Menschenrechtspreis 2007
Prêmio Internacional de Direitos Humanos Ludovic Trarieux 2007
Premio Internazionale per i Diritti Umani Ludovic Trarieux 2007
Ludovic Trarieux Internationale Mensenrechtenprijs 2007

Premian en Francia a abogado cubano por compromiso hacia Estado de derecho

12 de Mayo de 2007, 02:44pm ET
BURDEOS, Francia, 12 Mayo 2007 (AFP) -
El abogado cubano René Gómez Manzano fue galardonado con el premio francés
"Ludovic-Trarieux 2007" por su compromiso en favor del Estado de derecho en
su país, anunció el sábado el Instituto de Derechos Humanos del Colegio de
Abogados de Burdeos (IDHBB), que lo otorga.
La primera edición de los premios Ludovic-Trarieux fue celebrada en 1985, en
la que el vencedor fue el líder sudafricano Nelson Mandela, todavía en
prisión por aquel entonces.
Por segunda vez, la carrera de Gómez Manzano, uno de los principales
dirigentes de la oposición cubana, es premiada por sus pares. En 1997, fue
distinguido con el galardón de derechos humanos de la American Bar
Association, una entidad que agrupa a los abogados de Estados Unidos.
El jurista, de 63 años, apoya la independencia de los abogados, en un país
en el que los letrados deben obligatoriamente vincularse a las "oficinas
colectivas" controladas por el ministerio de Justicia, afirmó el IDHBB.
Varias veces encarcelado por sus investigaciones, Gómez Manzano fue liberado
a comienzos de febrero después de haber estado en prisión durante 18 meses.
El abogado cubano fue detenido el 22 de julio de 2005, durante una
manifestación ante la embajada de Francia en La Habana, cuyo objetivo era
reclamar la liberación de los presos políticos y protestar contra la
normalización de las relaciones entre Francia y Cuba.
hj/alu/dn/app

Le Jury composé de 21 avocats européens, réuni à LA ROCHELLE France) le 11
mai 2007 a attribué le 11 mai 2007, le 12ème «PRIX INTERNATIONAL DES DROITS
DE L'HOMME LUDOVIC TRARIEUX » à l'avocat cubain
René Gómez Manzano
Le Prix sera remis en octobre prochain à Bruxelles (Belgique).

Créé en 1984, le « Prix Ludovic Trarieux » est décerné chaque année par un
Jury de 21 avocats européens à « un avocat sans distinction de nationalité
ou de barreau, qui aura illustré par son œuvre, son activité ou ses
souffrances, la défense du respect des droits de l'Homme, des droits de la
défense, la suprématie du droit, la lutte contre les racismes et
l'intolérance sous toutes leurs formes ».

Le Prix, d'une valeur de 7 500 euros est attribué après consultation des
principales organisations non gouvernementales, barreaux ou associations à
but humanitaire à travers le monde qui sont invités à désigner le (ou les)
candidat(s) qui leur paraît (ou paraissent) répondre aux critères
spécifiques d'attributions du Prix.

Le premier Prix Ludovic Trarieux a été attribué le 29 mars 1985 à Nelson
Mandela alors qu'il était en captivité en Afrique du Sud.

René Gómez Manzano, 63 ans, est non seulement un des principaux responsables
de la dissidence cubaine mais surtout un avocat qui milite pour
l'indépendance des avocats et œuvre depuis de longues années contre les
violations des droits de l'homme à Cuba. En 1990, il est le premier à avoir
fondé une organisation indépendante d'avocats, le Corriente Agramontista de
Abogados Independientes, qui préconisait la réforme du système judiciaire.
En 1991, il a publié un manifeste appelant à l'instauration d'un État de
droit, de l'indépendance des magistrats et à la démocratisation et la
décentralisation de l'organisation judiciaire. Il a demandé en vain l'enregistrement
de son groupe d'avocats indépendants qui n'étaient plus responsable que vis
à vis des clients et non du gouvernement cubain alors que tous les avocats
cubains pour exercer doivent obligatoirement être rattachés à des "bufetes
colectivos" (collectifs d'avocats) contrôlés par le Ministère de la Justice.
Pour toute réponse, le Ministre de la Justice l'a radié du "collectif d'avocat
" auquel il était affilié.

Par la suite, il a ouvertement critiqué les irrégularités dans le
déroulement des procédures judiciaires et a été arrêté et détenu à plusieurs
reprises notamment en 1995 pour avoir été l'un des fondateurs du Concilio
Cubano, rassemblement de plus de cent groupes non officiels incluant des
association de défense des droits de l'homme, des groupements professionnels
indépendants et des partis politiques. Au total entre 1992 et 1996, il aura
a passé neuf de ces quatorze années en prison pour des infractions
politiques.

En 1997, René Gómez Manzano avait été le lauréat du Prix des Droits de l'Homme
de l'American Bar Association. Il n'a pu se rendre aux Etats-Unis pour le
recevoir en personne. Il a été arrête une semaine avant la cérémonie de
remise, en juillet 1997.

En effet, René Gómez Manzano fut un des membres du fameux « Groupe des
quatre » avec deux économistes, Marta Beatriz Roque Cabello, Vladimiro Roca
Antúnez, et un ingénieur, Félix Bonne Carcaces qui ont été arrêtés le 16
juillet 1997, quelques jours après avoir rendu public au nom du "Grupo de
Trabajo" [groupe de travail] de la dissidence intérieure, qu'ils ont fondé,
un texte intitulé "La patria es de todos" (La patrie appartient à tous), un
pamphlet contre le régime castriste dans lequel les auteurs faisaient un
examen critique de la réalité du pays et lançaient un appel à la démocratie
pour Cuba.

Devant l'inquiétude exprimée par des gouvernements étrangers pour ces quatre
détenus, le Ministère des relations extérieures a soutenu qu'ils auraient
accompli des menées pour renverser l'ordre légal et constitutionnel; avaient
tenté d'empêcher la tenue des élections locales en organisant un boycottage;
qu'ils auraient diffusé des données mensongères sur l'économie cubaine dans
le but de décourager les investissements étrangers, et qu'ils disposeraient
de l'appui du bureau chargé de la défense des intérêts américains à La
Havane et travaillaient en liaison avec des chefs de groupes terroristes
installés aux Etats-Unis.

Après dix neuf mois de détention, un procès à huis clos des quatre leaders
de l'opposition cubaine du "Groupe des quatre", a été mené rapidement à La
Havane, en mars 1999. Une dizaine de jours avant le procès, le Parlement
cubain a voté une loi spéciale réprimant durement les activités de la
dissidence. Des dizaines de sympathisants des inculpés venus les soutenir se
sont fait arrêter le jour du procès. Le 4 mars 1999, le « tribunal » a
condamné : René Gómez Manzano et Félix Bonné Carcassés à quatre ans de
prison, Marta Beatriz Roque, à trois ans et demi de détention et Vladimiro
Roca, ancien pilote de l'armée de l'air et fils du "héros révolutionnaire"
Blas Roca, à cinq ans de prison. René Gómez Manzano reçut en outre une
interdiction d'exercer la profession d'avocat pendant cinq ans. Après avoir
effectué près de trois ans de prison, René Gómez Manzano a finalement été
libéré, le 23 mai 2000 – le dernier des Quatre -. Amnesty international l'avait
déclaré prisonnier d'opinion.

Libéré, il ne s'est pas découragé pour autant. Depuis 2000, il est
vice-président de l'Assemblée pour la promotion de la société civile à Cuba
(APSC),- illégale – qu'il a créée avec les trois autres dirigeants du «
Groupe des quatre », qui regroupe 365 petits mouvements divers et qui devait
tenir en mai 2005, son 1er Congrès pour la démocratie. Annoncé depuis
plusieurs mois, le congrès de dissidents a été tenu dans un verger, le lieu
de réunion, avec plan, étant annoncé au dernier moment sur Internet.
Le 22 juillet 2005, il a été interpellé à son domicile alors qu'ils s'apprêtait
à se rendre à un rassemblement devant l'ambassade de France pour réclamer la
libération des prisonniers politiques et protester contre la normalisation
des relations franco-cubaine. La décision de manifester devant l'ambassade
de France était destinée à marquer le mécontentement des opposants devant la
normalisation des relations entre Paris et La Havane.

Parmi les 33 interpellés, vingt-quatre d'entre eux ont été relâchés le
lendemain et trois parmi lesquels René Gómez Manzano, ont été mis en
accusation en vertu de la loi 88 de 1999 ( Ley de Protección de la
Independencia Nacional y la Economía de Cuba, qui prévoit des peines de sept
à quinze années d'emprisonnement

Inculpé depuis juillet 2005, d'"actes d'insubordination contre la sécurité
de l'État cubain, René Gómez Manzano a été enfermé, sans jamais comparaître
devant des juges, dans une prison de haute sécurité de Villa Clara, appelée
Nieves Morejón. Un peu oublié par les ONG, après avoir passé une première
fois près de quatre années en prison, il a du endurer pour son combat en
faveur de l'indépendance des avocats 18 mois de détention sans procès. René
Gomez Manzano a été remis en liberté le 8 février 2007. Bien que libéré, il
ignore encore les suites qui seront données à l'accusation qui pèse contre
lui.

Informations générales

À Cuba, la liberté d'expression et d'association est limitée. Il est
fréquent que les membres d'organisations politiques ou de défense des droits
humains non reconnues par les autorités soient la cible d'actes
d'intimidation lorsqu'ils exercent leur droit à la liberté d'expression, de
réunion et d'association.

Depuis 1984

« L'hommage international des avocats à un avocat »

www.ludovictrarieux.org

The "LUDOVIC-TRARIEUX INTERNATIONAL HUMAN RIGHTS PRIZE "

Since 1984

"The international award given by Lawyers to a Lawyer"

The annual award of international Bar for a Lawyer in the world

The Jury composed of 21 lawyers will awarded the 12th Ludovic Trarieux Prize
for 2007 on Friday May 11th 2007 to
Cuban lawyer
René Gómez Manzano

René de Jesús Gómez Manzano, 63 years-old, is a lawyer who has worked for
years
defending cases involving human rights violations. In 1990, he created the
"Corriente
Agramontista de Abogados Independientes", an independent professional
organization of
lawyers in Cuba, that seeks to reform Cuba's judicial system from within by
requiring the Cuban
government to obey its own laws and will to litigate political cases against
the state. Its 1991
manifesto calls for the establishment of a developed rule of law, an
independent judiciary, and
the democratisation and decentralization of the system of state run law
offices.
Since August 1990, René Gómez Manzano has repeatedly sought registration
from the
Ministry of Justice for a group of independent lawyers, named first the
Unión Agramontista,
Agramontist Union, and subsequently Corriente Agramontista, Agramontist
Current. The group
is mainly made up of lawyers who have been willing to take on political
cases. The registration
request has received no response in over five years except for one reply
providing details of
requirements.
He has openly criticized irregularities in court proceedings, and has been
arrested and
detained many times with no charges brought against him. He has tried to
register the
organization as an independent law office responsible only to its clients
and not the Cuban
government. This request has been ignored, and meetings have been disrupted
or prevented from
taking place.
Under Cuban law, lawyers, who are all employed by the state are members of
colectivos,
collective law offices, organized and supervised by the Ministry of Justice.
In October 1995, he
is one of the founders of the "Concilio Cubano", a coalition of unofficial
groups, including
political parties and organizations of lawyers, journalists, women and trade
unionists. In October
1995, René Gómez Manzano was expelled from the lawyers collective he
belonged to after
writing a letter criticizing the leadership of the National Assembly of
Lawyers' Collectives. The
reason given for the dismissal was that his behaviour "did not concord with
official policy" and
was alleged to be "incompatible with his participation in the lawyers'
collective". During the
second half of February he was arrested with dozens of members of the
coalition.
In 1997, Gómez was awarded the International Human Rights Award from the
American
Bar Association Section of Litigation but he could not attend the Ceremony
award. One week
earlier, on July 16th, 1997, René Gómez Manzano together with two
economists, and an
engineer – Marta Beatriz Roque Cabello, Vladimiro Roca Antúnez and Félix
Bonné Carcassés
were arrested, charged with "counter-revolutionary" activities by the Cuban
government,
following their involvement in publishing a document in June 1997, called
"La patria es de
18
todos" (The Homeland is for Everyone), critical of the human rights and
economic
performance of the Castro regime and calling for reforms.
The imprisoned activists became known as the "Group of Four", all members of
the
"Grupo de Trabajo de la Disidencia Interna para el Análisis de la situación
Socio-Económica
Cubana ", Internal Dissidence Working Group, wrote the document to respond
to an official
Cuban Communist Party discussion document, that was supposed to foster
discussion. It urged
the Cuban government to hold democratic elections, liberalize the economy,
and improve human
rights.
They were formally charged with sedition in September 1998. After
imprisoning the four
leaders of the Dissident Working Group for 19 months, the Cuban government
finally conducted
a quick " trial " in March 1999, almost two years after their arrest. Gómez
Manzano and Bonne
received four-year terms, and Roque received a three-and-a-half year
term.Roca received a fiveyear
term. René Gómez Manzano was also prohibited from practicing law for five
years.
René Gómez Manzano, has declared a prisoner of conscience by Amnesty
International.
The unjust imprisonment elicited a wave of international condemnation. Gómez
Manzano was
"conditionally released" in May 2000 – the last among the Four. Although, he
continued his
political advocacy out of jail. Gómez Manzano was one of the organizers of
an unprecedented
gathering of opponents of the Cuban government in Havana on May 20, 2005
bringing together
over 100 representatives of Cuba's pro-democracy movement.
On July 22, 2005, Cuban authorities arrested 33 dissidents preparing to
attend a
demonstration in front of the French Embassy in Havana to demand greater
European attention
to the plight of political prisoners in Cuba. The group had picked the
French Embassy for its
rally to encourage Paris to keep pressure on Cuba to free 61 dissidents
imprisoned in the 2003
crackdown that led to EU diplomatic sanctions.
Cuban authorities have freed dissidents detained but René Gómez Manzano, a
journalist
and a political activist, were jailed in a high security quarter at Villa
Clara prison, facing charges
under repressive legislation, known as Law 88 (the Ley de Protección de la
Independencia
Nacional y la Economía de Cuba, Law for the Protection of the National
Independence and
Economy of Cuba), calling for seven to 15 years' imprisonment for passing
information to the
U.S. government (whether directly or indirectly), to collaborate with
foreign media, or to
possess, reproduce, or spread "subversive" documents. Gomez Manzano had
undertaken two
hunger strikes during his time behind bars to protest his illegal jailing –
one for three days, and
another for eight days. In both cases, prison authorities administered
intravenous fluids to keep
him alive.
René Gómez Manzano was unexpectedly released on 8th February 2007 from
prison after
being held for 19 months without being charged.
Background information
Freedom of expression and association is severely restricted in Cuba.
Members of
unofficial political and human rights groups have regularly been subjected
to intimidation when
exercising their right to freedom of expression, assembly and association.
On April 12th, 2007, Rolando Jiménez Posada, a lawyer a rrested during the
government's crackdown of March 2003 (Group of 75) and accused of
disrespecting the figure
of Fidel Castro, was sentenced to 12 years in prison in a secret trial
without a defense lawyer
present. On 17 April 2007, Martha Beatriz Roque Cabello has reportedly been
threatened and
harassed by people claiming to be from the security forces, because of her
political activities.

The "LUDOVIC-TRARIEUX INTERNATIONAL HUMAN RIGHTS PRIZE "

Since 1984

"The international award given by Lawyers to a Lawyer"

A Prize
Created in France
Today the annual award of international Bar for a Lawyer in the world

On the 27th of February 1984, President Bertrand FAVREAU decided to award a
Prize every two years to "a lawyer, regardless of nationality or Bar, who
thoroughout his career has illustrated, by his activity or his suffering,
the defence of human rights, the promotion of defence rights, the supremacy
of law, and the struggle against racism and intolerance in any form" under
the name of "LUDOVIC-TRARIEUX INTERNATIONAL HUMAN RIGHTS PRIZE ".

The Ludovic-Trarieux International Human Rights Prize was awarded every two
years in memory of the French lawyer, Ludovic Trarieux (1840-1904), a lawyer
of the Bordeaux Bar and then Minister of Justice in Paris (1895), who in the
midst of the Dreyfus Affair, in France, in 1898, founded and became the
first president of the "French League for the Defence of Human Rights and
the Citizen ", which is the base of all leagues set up in the world and on
the same model since then.

Evoking the reasons for his commitment to the Dreyfus cause, Ludovic
Trarieux said:
" IT WAS NOT ONLY THE SINGLE CAUSE OF A MAN WHICH WAS TO BE DEFENDED, BUT
BEHIND THIS CAUSE, LAW, JUSTICE, HUMANITY ".
This quote is engraved on the reverse of the medal with the effigy of
Trarieux, made by the " Paris Mint " and given to the prize-winners.

The Prize of 7500 euros is awarded after consulting more than 40
non-governmental organisations, Bars or associations with humanitarian goals
all around the world so as to choose the candidates who seems to fulfil the
specific criteria required for nomination for the Prize.

The first Prize was awarded on March 29th, 1985. "A South African lawyer
wins the Human Rights Institute's Prize" titled the French newspaper "Le
Monde" on 5 April 1985. In that time Nelson Mandela was not yet President of
South Africa but a jailed and forgotten man even considered by many as a
"terrorist". It was the first award given to Mandela in France and the first
around the world given by lawyers.

The first Prize was officially presented to his daughter, Zenani Mandela, on
April 27th 1985, in Bordeaux, in the presence of forty presidents of Law
Societies coming from Europe and Africa

Unfortunately, it was not possible to award the Prize from 1986 to 1990. On
February 11th 1990, Nelson Mandela was released. Since then, IDHBB decided
not to resign, and to award a new Prize every two years in joint venture
with all European lawyers.
Since 2003, the Prize is awarded every year in partnership by the Human
Rights Institute of The Bar of Bordeaux, the Human Rights Institute of the
Bar of Paris, the Human Rights Institute of The Bar of Brussels, l'Unione
forense per la tutela dei diritti dell'uomo (Roma) and the European Bar
Human Rights Institute (IDHAE) whose members are the biggest european law
societies fighting for human rights such as The Law Society of England and
Wales, Rechtsanwaltskammer de Berlin, Ordre français des Avocats du barreau
de Bruxelles, barreau de Luxembourg or Polish National Council of the Bar
(Warsaw). It is presented every year in a city that is home to one of the
member Institutes.

The award will be presented to Prize winner in October 2007 in October 2007
in Brussels, in 2008 in Roma, in 2009 in Paris.

Ont été successivement lauréats /The following is the list of prize winners:

1985 : Nelson MANDELA (South Africa)
1992 : Augusto ZÚÑIGA PAZ (Peru)
1994 : Jadranka CIGELJ (Bosnia-Herzegovina)
1996 awarded jointly to Nejib HOSNI (Tunisia) and to Dalila MEZIANE
(Algeria).
1998 : ZHOU Guoqiang (China)
2000 : Esber YAGMURDERELI (Turkey)
2002 : Mehrangiz KAR (Iran)
2003 awarded jointly to Digna OCHOA # and to Bárbara ZAMORA (Mexico).
# post mortem
2004 : Aktham NAISSE (Syria)
2005 : Henri BURIN DES ROZIERS (Brazil).
2006: Parvez IMROZ (India)

Avec nos meilleurs sentiments.
INSTITUT DES DROITS DE L'HOMME DU BARREAU / HUMAN RIGHTS INSTITUTE OF THE
BAR

http://www.idhbb.org e-mail : idhbb@idhbb.org
IDHBB – Maison de l'Avocat 18-20 Rue du Maréchal-Joffre 33000 BORDEAUX
Courrier du Président : 8, Place Saint-Christoly 33000 BORDEAUX

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